"Au fond d'un hangar d'une ferme perdue de Hongrie, plus de 300 oies sont plumées vivantes, méthodiquement.
A la fin de cette torture, les volatiles sont nus, hagards, la démarche chaotique...
Cette pratique fut condamnée en Belgique puis interdite par Bruxelles en 1999. Malheureusement, cet acte intolérable est toujours en pratique dans certains pays (nouveaux membres de l'Union Européenne....)
Encore et toujours cette rentabilité recherchée... sans aucune pensée pour ces pauvres animaux...
Les oies peuvent ainsi être plumées deux fois par an, pendant toute la durée de leur existence... Contre une seule fois si l'animal est mort.
L'une des recommandations associées, émanant de la convention européenne pour le bien-être animal, concerne pourtant les oies (22/6/1999, art. 23 , 3)
« Les plumes, y compris le duvet ne doivent pas être arrachés sur des oiseaux vivants »
Cette recommandation est en vigueur dans les pays membres de la convention depuis le 22/12/1999 (convention en vigueur en Hongrie depuis le 1/10/2004 et en Pologne depuis le 21/8/2008)
Son application n'est toutefois pas vérifiée et aucun organisme n'a été chargé de la répression des contrevenants..."
"Plumer un palmipède (oie, canard, cygne...) vivant est interdit par des recommandations européennes (les mêmes qui concernent le foie gras). Seul le plumage des carcasses est autorisé. "Mais la qualité des plumes est nettement moins bonne", explique un éleveur français qui souhaite rester anonyme. À la différence du plumage sur oie vivante qui se fait à sec, le plumage d'une carcasse nécessite de tremper la bête, une fois tuée, dans de l'eau bouillante pour pouvoir la plumer.
Le plumage des oies vivantes peut représenter jusqu'à 80% de la collecte mondiale des plumes. Les 6 principaux producteurs de plumes sont européens, parmi lesquels la Hongrie, la Pologne et... la France, et concentrent 93% de cette production."
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